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word-imageDogfidelity est parti à la rencontre de Catherine Vanest, éleveur de golden retriever chez Angels of Tara. Catherine est une véritable passionnée ; elle pourrait parler des heures entières de cette race exceptionnelle avec la même flamme dans la voix. Elle nous a raconté l’histoire des Angels.

 

Tout a commencé avec Tara, la chienne des voisins maltraitée «  je la voyais dépérir à vue d’œil lorsque je l’amenais en ballade avec mes chiens  », commente Catherine (les 2 labradors de la famille). Attachée et muselée toute la journée dans la cuisine, la chienne ne recevait aucune éducation…Ne voyant pas d’amélioration, Catherine a fini par la récupérer. C’était le début de l’aventure golden.

L’éducation, Tara ne demandait que ça, la transition s’est donc faite sans problème. La chienne obéissait très facilement, « elle avait juste besoin de quelqu’un qui s’occupe d’elle ». A l’époque, la fille de Catherine, atteinte de myopathie, était en parc et ne pouvait pas se mettre sur ses jambes. Dès le départ, Tara a eu un réel instinct de protection auprès de la petite, montrant les dents dès que les labradors approchaient. «  Au bout d’un moment on a laissé un pan du parc ouvert pour la chienne. Elle aboyait et venait me chercher quand la petite tombait. » Une grande histoire d’amour a commencé à naître entre Tara et Catherine « Tout ce qu’elle voulait c’était faire plaisir, rendre service», commente sa maîtresse émue.

Et le miracle est arrivé : comme la chienne se laissait attraper le poil sans bouger, la petite fille a commencé à se mettre sur ses pieds. « dès que la chienne a senti que la petite était prête à se mouvoir, elle s’est mise à avancer ». Contrairement à ce qu’avaient prédit les médecins, elle a donc fini par faire ses premiers pas avec Tara.

Quelques temps plus tard malheureusement, Tara décède soudainement d’une infection. Cela a été une catastrophe pour Catherine qui était enceinte et a fini par tomber en dépression. A l’époque, son mari lui fait une proposition pour lui remonter le moral : «  il savait que j’avais toujours eu l’envie de commencer un élevage et m’a proposé de prendre un autre golden. » 15 jours plus tard Catherine et son mari vont voir un éleveur et réservent une portée pour plus tard « j’avais quand même un premier bébé à gérer pour commencer ! » , rappelle Catherine. La première chienne, Buffy, qui a 9 ans aujourd’hui, est arrivée en 2006 dans la famille. «  Aujourd’hui on a une vingtaine de chiens », conclut sa maîtresse, fière.

Tara a été à l’origine de cette aventure, il était donc tout naturel pour Catherine de donner son nom à l’élevage. « Il y a un peu d’elle dans tous mes chiens », affirme-tt-elle. Dans cet élevage des Hauts Pyrénées, il n’y a que des « Anges » de générations en générations.

Des éponges à émotions

word-imageSelon Catherine, les golden sont des éponges à émotion, ils absorbent tous les sentiments de leurs maîtres et adaptent leur tempérament au leur. «  Si vous n’êtes pas bien ils vont chercher à vous faire des câlins, si vous êtes en forme, vous solliciter pour le jeu. Ils ont une belle sensibilité : leur objectif est de vous faire plaisir », poursuit-elle. Apparemment, ce sont des chiens plutôt posés et réfléchis comparé au labrador qui est plus pataud et rentre dedans. Le Golden sait s’adapter : en cas de handicap, il se comporte différemment. Beaucoup des chiots de l’éleveuse sont d’ailleurs partis dans des familles dont une personne était handicapée, en fauteuil, autiste…  « On a eu un chiot adopté par un enfant qui refusait les soins , commente Catherine, après son entré dans la famille, le premier mot de l’enfant a été le nom du chien : « Trésor ». Son chien l’apaisait : du jour au lendemain il a accepté ses soins. » Malheureusement Trésor est mort trop tôt lui aussi. Mais l’éleveuse de conclure : « Pour moi c’était hors de question de ne pas faire un geste, alors on lui a offert un nouveau chien : c’est ça l’esprit Angels !».

Un rapporteur

Catherine explique qu’à la base, le golden est un chien de chasse et plus exactement un rapporteur de gibier d’eau. « Ce qu’on lui demande, c’est donc la sagesse au poste », affirme-t-elle. Il est censé rester en arrière, à son poste, et partir au moment voulu pour rapporter le gibier abattu. C’est pour ça qu’on dit de lui qu’il est patient et délicat et qu’il convient bien au soin aux personnes. C’est un chien plus cérébral, qui a plus de capacités de concentration mais moins d’endurance que le labrador. « Il convient donc plus aux personnes en fauteuil qu’aux personnes malvoyantes par exemple, car cela nécessite moins n’énergie ».

« Pour l’éduquer, je commence toujours avec le jeu de la gamelle. Il faut le faire assoir devant sa gamelle, et l’habituer à rester à votre jambe avant de se jeter sur sa nourriture. Ce reflexe-là est la base de son éducation : sa place est « assis à votre jambe » ». Bien que le golden soit plutôt facile, il est très sensible, c’est pourquoi il faut savoir doser son éducation, poursuit Catherine, « on parle d’une main de fer dans un gant de velours ». Et comme il adore rapporter, ne pas hésiter à lui proposer vos pantoufles ou la télécommande : il a ça en lui et ça lui fait plaisir !

Le Golden est un chien sociable et sensible, il est fait pour vivre à la maison avec son maître. Il a besoin d’être proche de lui. C’est un chien à part, particulièrement dévoué : il donnerait sa vie pour son maître.

Aujourd’hui, Tara a retrouvé la relation fusionnelle comme elle avait pu avoir avec Tara avec un autre golden. « Je ne donne jamais un nom à un chien sans savoir qui il est avant. Lui c’est un vrai rayon de soleil, toujours à proposer un câlin…je l’ai donc conséquent prénommé SUN, il a 5 ans aujourd’hui ». Tara reste spéciale dans le cœur des Angels mais à l’élevage la vie continue, et de nouvelles portées pointent le bout de leur truffe !

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