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Aujourd’hui, Dogfidelity est parti à la rencontre de Lucie et de son métier hors-norme : ostéopathe animalier. Faits craquer vos jointures et entrez avec nous dans le monde de la manipulation canine !

word-imageC’est un métier peu commun ! Comment est née votre vocation ?

Depuis petite je suis passionnée par les animaux, notamment par les chevaux : j’ai beaucoup pratiqué l’équitation…j’ai également un petit berger australien de 4 mois et demi, arrivé depuis peu à la maison ! Lorsque j’ai découvert le paramédical pour animaux, j’ai aimé le côté familial, que l’on retrouve moins je trouve dans les métiers du paramédical pour « humains ». C’est ce qui m’a donné l’envie de me lancer ! On ne fait pas ça pour devenir riche ou parce que c’est à la mode mais parce que c’est une réelle passion. Peu après, je me suis spécialisée dans le canin car il se passe quelque chose entre les chiens et moi…A la base l’ostéopathie animalière se pratiquait sur les chevaux mais pas sur les chiens (tout du moins, on n’en parlait pas !). Le métier n’est appliqué officiellement aux chiens que depuis une dizaine d’années…

Et on suit quoi comme cursus ?

Il y a peu d’écoles d’ostéopathes pour animaux : uniquement 5 ou 6 en France ; c’est un cursus en 5 ans. Pour ma part, l’école était à Annecy et j’ai suivi une alternance en Haute Normandie ! A la fin du cursus, notre directeur nous a conseillé de nous dispatcher dans différents coins en France…c’est comme ça que je me suis retrouvée en fin fond de la Seine et Marne il y a un an ! Pour le moment, je suis seule dans mon secteur.

Il y a une différence entre l’ostéopathie pour chiens et pour humains ?

Les bases sont les mêmes : une articulation reste une articulation. Ensuite, on adapte les manipulations en fonction du squelette.

Comment se passe une séance ?

word-imageJe me déplace chez les gens pour que le chien soit dans un terrain connu. Je fais connaissance avec le propriétaire et son chien. Avec lui, je remplis une fiche pour savoir si le chien a été opéré, s’il est sous traitement… puis je commence toujours par caresser l’animal : j’attends qu’il m’accepte. C’est lui qui choisit la position dans laquelle il veut s’installer et où. Mon premier chien, un golden, était un cas de suivi d’arthrose. Une fois allongé, il s’est endormi entre mes mains ! On a du se mettre à deux pour le retourner et poursuivre la manipulation. C’est vraiment un moment privilégié avec l’animal.

Vos patients, de quoi souffrent-ils en général ?

Il y a les chiens de famille qui viennent la plupart du temps pour des problèmes de lombaires, de vertèbre, de cage thoracique.

Il y a aussi les chiens de concours. Les compétiteurs de mordant viennent plus pour des problèmes de cervicales ou d’omoplates tandis que les compétiteurs d’agility sont plus sensibles aux problèmes de hanches.

En France, comment est perçu votre métier ?

Les gens pensent que le soin est cher, en réalité la séance coûte 30€ + les frais de déplacement, ce qui est plutôt raisonnable ! Après, les mentalités sont en train de changer. Avant on pensait que c’était réservé aux chiens à concours, mais en fait c’est exactement comme nous : ce n’est pas parce qu’un chien ne boîte pas qu’il n’a pas de problèmes. Les chiens qui tirent trop sur leur collier, ou bien les gros chiens « explosifs » sujets aux déchirures musculaires sont de potentiels patients. 1 bilan par an, ce n’est donc pas du luxe. Si ce n’est pas traité, le problème risque de s’ancrer, de revenir. Cela donne des chiens abattus, fatigués, alors que deux jours après une séance, ils pourraient à nouveau demander des jeux et des ballades !C:\Users\Marguerite\Desktop\Dogfidelity\Photos\logo 2.PNG

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