PORTRAIT de Sophie, Mont-Blanc & Gitan

« Nous avons adopté Mont-Blanc au refuge de notre ville. A cause de sa brutalité maladroite, il a vite été catalogué comme un chien « non sociable », alors que c’est une crème »

  • Comment êtes vous devenue l’heureuse propriétaire de Mont-Blanc & Gitan?

Mon compagnon et moi avons adopté Mont-Blanc au refuge de notre ville. Nous y étions bénévoles et voulions prendre un chien du refuge impérativement. Alors on a profité de notre bénévolat pour faire un peu plus connaissance avec les chiens dont on s’occupait et un jour un déclic s’est fait avec Mont-Blanc. Cela s’est confirmé au fur et à mesure des visites, alors on s’est lancé. C’était il y a 2 ans.

Gitan lui est à mes parents, acheté en élevage. Je me sers de Mont-Blanc pour travailler le comportement de Gitan qui était extrêmement anxieux, craintif, et parfois agressif. Et au bout de bientôt 2 ans il est devenu comme mon deuxième bébé à poils, je l’aime beaucoup et suis très fière de lui.

  • Ces noms Mont-Blanc & Gitan font-ils référence à un souvenir d’enfance ou fait-il référence à quelque chose en particulier ?

Leurs noms ont été choisis par le refuge et par l’élevage et on n’a pas vraiment trouvé mieux… Mont-Blanc était déjà adulte et répondait plutôt bien à ce nom en plus.

  • Pourquoi avoir choisi un Berger Australien plutôt qu’une autre race et un petit croisé ?

Pour Mont-Blanc le choix s’est fait par coup de coeur. Nos critères de recherche se limitaient à un adulte un minimum sociable sorti du refuge. Après ça a été au feeling. Le courant est bien passé, et sa bouille peu commune a fait le reste.

Pour Gitan (Le Berger Australien) mon père aimait la race et a sauté un jour sur une occasion.

  • Pourquoi avoir choisi des chiens plutôt qu’un chat ou autre ?

Mon compagnon n’est pas très chat. Moi j’en ai eu et je les ai tous beaucoup aimé, mais le chien c’est une passion depuis toute petite. Ayant personnellement grandit avec un voir des chiens, adulte il me fallait le mien. On pourrait dire que c’était vital, un projet qui a mis du temps à se réaliser…

  • Au premier contact, qu’est-ce qui vous a plu chez Mont-Blanc & Gitan ?

Pour Mont-Blanc c’est sa sociabilité. Tout de suite joueur et câlin, on le sentait à l’aise, équilibré, un peu brute mais tellement gentil. Et puis son look… faut le voir courir… il nous fait bien rire. C’est exactement le genre de chien qui ressemble à rien de très précis et qui du coup passe inaperçu au fond de son box. En plus à cause de sa brutalité maladroite il a vite été catalogué comme « pas sociable », alors que c’est une crème qui s’est fait marcher dessus par une petite jack de 3 mois devenue une de ses meilleures copines. Je voulais faire une belle adoption, c’était l’idéal.

Pour Gitan c’est plus compliqué. Il est magnifique, mais a un comportement de chien très anxieux. Ca m’a fait énormément de peine, et toute la famille s’est retrouvée assez désarmée, c’était le premier chien qu’on avait comme ça, à la fois peureux, agressif, destructeur. Alors quand j’ai vu qu’il s’entendait bien avec Mont-Blanc, j’ai décidé de le prendre en main et d’utiliser les quelques connaissances que j’avais acquises quand j’étais bénévole au refuge.

  • Quelle relation entretenez-vous au quotidien avec vos chiens ?

Je suis très fusionnelle avec Mont-Blanc, c’est mon bébé. Comme je disais, il est l’aboutissement d’un projet qui a mis vraiment beaucoup de temps à se réaliser. Alors maintenant j’en profite à fond. Et comme beaucoup de chien de refuge, il a un truc en plus dans le regard, une reconnaissance particulière. Pas facile de mettre des mots dessus d’ailleurs.

  • Que partagez-vous avec eux ?

Mont-Blanc nous suit partout. Si j’ai pris un chien c’est pas pour le mettre en chenil quand je pars en vacances. Alors au maximum on l’intègre à tout ce qu’on fait. Et notre plus grand plaisir c’est la balade de la semaine avec Gitan. Si ils l’ont pas je vous assure que ça leur crée un manque, à tous les 2, c’est amusant. On part pour 1h30 2h de balade en liberté et ils jouent ensemble, vont dans l’eau, s’éclatent et se fatiguent mutuellement. Ce sont mes moments préférés parce que y a pas plus beau qu’un animal qui explose de bonheur. Et c’est là que mon travail sur Gitan me rend fière de lui car c’est pendant ces balades qu’il se bat contre ses craintes peu à peu. Je l’ai vu appréhender l’eau, la rivière, mettre une griffe dedans, puis le bout de la truffe, et maintenant faut le rappeler 15 fois pour continuer la balade. C’est magique.

  • Votre relation avec la société, votre environnement, les gens dans la rue, a t-elle changé depuis l’arrivée de Mont-Blanc & Gitan ?

Grandir avec des chiens c’est une chose, avoir la responsabilité de son propre chien en est une autre, c’est vrai qu’on voit les choses différemment, on prend conscience de certaines choses. On s’organise bien plus en fonction de Mont-Blanc, notamment pour les vacances. Et en même temps si je ne l’avais pas, franchement je ne sortirais que très peu de chez moi. Je redécouvre ma région en cherchant pour lui et Gitan des balades sympas et variées. Et oui je me prends un peu le bec avec des gens dans la rue trop pleins de préjugés qui confondent la carrure de mon chien avec une certaine dangerosité…. J’assume mon choix, mon chien et je le défends. Je me rend également bien plus compte qu’il est difficile d’être un chien en ville, que les choses ne sont pas pensées pour eux : il y a peu de points d’eau sur les promenades, il y a peu d’espaces dédiés… trop de parcs sont interdits aux chiens…

  • Votre perception de la vie a t-elle changé ?

Je ne crois pas non…

  • Mont-Blanc & Gitan vous aident t ils à surmonter certaines épreuves de la vie ?

Ho oui, toujours, tout le temps. Que ça soit au quotidien ou des coups durs. Et c’est pour ça que j’adore les animaux. Vous rentrez du boulot, fatigué, énervé, quand vous voyez votre chien vous faire des fêtes à fond juste parce que vous êtes là, ça fait déjà beaucoup de bien. D’autres fois il fait le clown et ça me fait rire, et ça va mieux. Ils sentent quand vous allez mal et ils viennent tout doucement, ils posent leur tête délicatement sur vos genoux, cherchent votre main, et si vous faites pas attention vous avez un gros monstre sur les genoux ! On dirait qu’ils regardent la télé pendant notre absence pour savoir quoi faire… mais c’est efficace en tout cas.

  • Pensez-vous que la présence d’un chien accentue l’esprit de solidarité entre individus notamment dans les villes ?

Oui je le pense. Les animaux ont le pouvoir de réunir les gens autour d’eux, de créer des liens entre les individus. Je me fais afficher dans ma nouvelle résidence à cause de Mont-Blanc, et en même temps quand ils disent bonjour à mon chien, ils ont toujours quelques mots pour moi, et les liens se créent comme ça.

  • Qu’aimez vous le plus chez vos chiens ?

Chez Mont-Blanc…. je ne sais pas en fait… sa bouille avec ses yeux brillants quand il attend quelque chose. Ses gaffes à tout va parce qu’il est trop curieux et trop sociable.

Chez Gitan c’est sa nouvelle attitude ouverte, l’évolution mois après mois. Le voir venir vers moi, me sauter dessus, me faire des fêtes quand j’arrive chez lui alors qu’avant je ne pouvais pas l’approcher, ça n’a pas de prix.

  • Quelle est respectivement leur principale qualité ?

Ca lui joue des tours, ou plutôt à moi, mais chez Mont-Blanc je dirais que c’est sa sociabilité. Il aime tout le monde, s’entend avec tout le monde. Ca nous a beaucoup aidé pour tisser les 1ers liens importants au début de l’adoption. Et maintenant tous nos proches l’adorent, il adore quand on reçoit nos amis.

Gitan… j’avoue que je ne sais pas… j’ai envie de dire sa capacité d’apprendre, les Bergers Australiens sont très intelligents et peuvent apprendre très bien, notamment apprendre à faire confiance.

  • Pourriez-vous vivre sans chien de manière générale ?

Clairement non, lol. Depuis que j’ai quitté mes parents, je trépigne d’impatience d’avoir mon chien. J’ai connu des échecs assez cuisants dans mes tentatives… les choses n’ont pas été faciles. Mais maintenant que j’ai Mont-Blanc je ne me vois plus sans lui. Je ne sais pas faire sans chien, je suis trop heureuse avec.

  • Vous considérez- vous passionnée par l’espèce canine ?

Je pense que oui, tout à fait.

  • Que vous apporte dogfidelity ?

Des contacts aussi passionnés que moi. Des gens avec qui j’ai un point commun non négligeable et pour qui je ne passe pas pour une folle parce que mon chien c’est mon bébé et je vis pour lui, je le mitraille, je fais tout pour son bien être. Je conçois que tout le monde ne puisse pas être comme moi, n’a pas la même relation avec les chiens que moi, mais de temps en temps, quand je vais sur le site, ça fait du bien de retrouver des gens comme moi.

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