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Le Braque de Weimar :

Ce chien, aux pattes longues et minces, deviendra vite votre protégé si vous en prenez soin. Que vous choisissiez une variété de braque de Weimar à poils longs ou à poils courts, l’amour que vous lui porterez est le même. Une relation complice et harmonieuse s’installera donc rapidement entre vous.

Le Braque de Weimar est parfait, dans toute sa splendeur. Son cou mince, mais arqué, se prolongeant sur des flancs rentrés, présentant ainsi un corps bien allongé sur une musculature irréprochable, le tout reposant sur des membres forts, autant vous dire que son profil est magnifique. La tête, au stop à peine présent, comporte des yeux ambres, renvoyant l’image de son intelligence très marquée. Les yeux des chiots restent quelques temps bleu ciel. C’est superbe !

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Les oreilles sont assez longues, mais surtout très larges. La pointe arrondie accentue la tenue en avant de celles-ci, uniquement lorsque le chien est à l’écoute. La queue, elle, est très courte. Le pelage est de différentes couleurs, mais les principales sont le gris chevreuil, le gris souris et le gris argenté.

Sa taille est de 59 à 70 cm pour le mâle, de 57 à 65 cm pour la femelle. Il appartient à la famille des canins de taille moyenne-grande. Son poids est proportionnel à sa taille. De ce fait, on a, respectivement, 30 à 40 kg et 25 à 35 kg.

Même si les chercheurs ne garantissent pas la naissance de ce chien dans la ville de Weimar proprement dite, une chose est certaine, c’est que ce canin est bien d’origine allemande. Le Bloodhound (Chien de Saint-Hubert) serait probablement son ancêtre, mais il n’est pas exclu qu’il ait des origines du Chien gris de Saint-Louis. A ce jour, ce dernier n’existe plus.

En tout état de cause, ce chien a trouvé refuge en Allemagne, en effectuant la traversée du Rhin au XVe siècle. Il est donc très ancien. Au vu de son ancienneté, certains auteurs seraient enclins à dire que le Braque de Weimar provient de races de chasse, couplées avec le Kurzhaar. Quoi qu’il en soit, il vient bien d’Allemagne et reste splendide !

1000x0L’un des traits flagrants de caractère de chien est l’orgueil. Malgré tout, il reste docile et prend plaisir à accompagner les grands, comme les petits, dans leur quotidien. Chien très polyvalent, il sert de chien de défense au Brésil ou comme chien de secours. La mission de recherche lui est aussi confiée, son odorat étant excellemment développé.

Au vu de sa morphologie, l’espace et l’exercice physique lui sont indispensables tous les jours. Il est très joueur et partagera de bons moments avec vous, notamment avec les enfants qui sont toujours partants pour jouer. La solitude ne le dérange pas, mais les retrouvailles avec les membres de sa famille sont toujours festives. Si vous vous servez de votre Braque de Weimar pour aller à la chasse, vous le sentirez têtu et méthodique à la fois.

Alors qu’il n’a pas de préférences proprement dites, il est certain que sa vie en extérieur, dans un grand espace lui est fortement recommandée. Bien entendu, la nourriture que vous lui donnez doit lui apporter toutes les vitamines et sels minéraux dont son corps a besoin, selon sa taille et son poids. Pour être heureux, le Braque de Weimar a besoin de se sentir aimé par ses maîtres et par son entourage.

Le Braque de Weimar peut vivre jusqu’à 12 ans. Robuste et rustique, il ne présente pas de problèmes particuliers, mais comme tout animal de compagnie, il faut le montrer au vétérinaire au moins une fois par an. Il est indispensable de vérifier qu’une dysplasie de la hanche ne se développe et que ses membres se développent tout à fait correctement.

Très intelligent, le Braque de Weimar risque de vous tester lors de son dressage. Il faudra donc le contrer correctement, sans brutalité. Il est indispensable de lui apprendre à rester chez vous, sans aucune intention de fuguer. De nature fugueur, il risque de vous faire quelques frayeurs.

La méthode douce peut être utilisée, mais vous devez rester ferme s’il vous montre de l’irrespect ou de la non obéissance.

Que dire de plus, si ce n’est que ce chien est parfait pour les esprits humains qui aiment sortir, jouer, bouger. Le Braque de Weimar est déconseillé aux personnes âgées, tant pour sa taille et son poids, que pour son besoin d’activités quotidiennes. L’élégance de sa robe, conjuguée à la légèreté de ses déplacements ont fait que les Américains le surnomment « fantôme gris ».

Autant dire qu’il a plus d’un tour dans son sac pour séduire, non ? A vous de vous laisser charmer dès aujourd’hui et de nouer une complicité mémorable entre lui et vous !

Portrait de William Wegman, l’artiste du Braque de weimar !

wegman-14-1En automne 1970, le couple se déplace en Californie, où Wegman enseignera à l’Université Long Beach de Los Angeles. Évidemment, sa femme ne tarde pas à lui rappeler sa promesse. Ils commencent à chercher un chien à poil court, un dalmatien, que sa femme appréciait particulièrement. Mais ils ne trouvent rien. Ils tombent alors sur une petite annonce dans le journal : une vielle dame vend un chien de race Braque de Weimar, pour 35 $. En se rendant sur place, sa femme tombe littéralement « amoureuse » de l’animal. Mais Wegman est toujours réticent à l’idée d’avoir un chien. Il propose alors de lancer une pièce de monnaie : si elle tombe sur face, ils achètent le chien. Malheureusement pour lui, à cette époque, la pièce tombera cinq fois de suite sur le mauvais côté. En le ramenant chez eux, le chien se précipita dans la maison et s’assit. Il avait une posture très masculine, très humaine. Et juste à ce moment, le soleil tourna et un rayon de lumière passa juste devant lui. C’est comme ça que Wegman décida de l’appeler « Man Ray », avec un petit hommage au peintre et photographe américain de l’époque, très en vogue.

Au début des années soixante-dix, la scène artistique américaine est marquée par l’héritage du Pop Art et la pression de l’Art minimal. Wegman, en Californie, est à l’abri du dogmatisme et du pragmatisme qui sévissent à New York. Tout est possible. Il peut tout se permettre. Cependant, il traverse une période difficile, où ce qu’il fait ne lui plaît plus. Il hésite même à continuer sa démarche artistique. Jusqu’à ce qu’il réalise cette photo intitulée Cotto, représentant une main saisissant une tranche de salami. Dans un texte autobiographique plaisamment intitulé Eurêka, William Wegman explique qu’il doit son salut d’artiste à une tranche de salami. Il reprend goût au travail et tente, tant bien que mal, de percer dans le milieu.

À l’atelier, Wegman amène désormais Man Ray, le chien, pour avoir de la compagnie. Seulement, ce dernier est très joueur et il s’ennuie dans ce petit espace. C’est alors qu’à plusieurs reprises, le chien entre dans le cadre de l’appareil photo, alors que son maître travaille. C’est ainsi que Wegman et Man Ray ont commencé une longue collaboration, qui deviendra emblématique pour l’artiste et qui lui donnera son immense succès.

5_93291757_north_499x_whiteNéanmoins, les débuts sont relativement difficiles. Autant pour l’artiste qu’auprès du public. En effet, prendre des chiens en photo n’est pas facile. Dans une interview, Wegman assure que les chiens bougent souvent, qu’ils ne regardent pas vers l’objectif, et qu’il faut un temps conséquent pour arriver à produire une photographie convenable. Photographies qui n’obtiennent pas tout de suite les faveurs du public, car on les trouve un peu trop décalées, humoristiques mais sans plus.

Puis tout s’accélère, Wegman participe à quelques expositions et expose dans plusieurs galeries de New-York, Londres, Houston et même Düsseldorf. Le monde de l’art commence réellement à s’intéresser à lui. Man Ray meurt, mais Wegman achète un autre chien de la même race qu’il nomme Fay Ray. Il continue à produire des œuvres, et commence également à tourner quelques films, où il met en scène ses chiens.

Le chien est donc le sujet central du travail de William Wegman. Abordé au départ comme un jeu sur les postures et les expressions anthropomorphes, c’est sur ce travail que s’inscrit et se métaphorise les systèmes comportementaux de l’homme. La plupart des clichés de Wegman ayant pour base, une solide tranche d’humour et de provocation, d’ironie, ils séduisent d’abord pour interroger ensuite.

001-william-wegman-theredlistEn substituant le chien à l’homme, il apparaît davantage comme un artiste conceptuel qui s’adapte, plutôt que celui qui se revendique. On dépasse l’image du simple « compagnon fidèle », le chien revêt ici les valeurs sociales et individuelles, entre conformisme et décalage. William Wegman reprend, renverse, flirte avec les codes et les mœurs de la société, sans pour autant nécessiter une signification stricte à chaque photographie. Dans la plupart de ses clichés, Wegman laisse, au travers de photos épurées, ou très symbolistes, la liberté à chacun d’y voir ce qu’il a envie d’y voir, de retrouver, d’imaginer.

Wegman a beaucoup travaillé pour des livres pour enfants, des contes, des histoires fantastiques. Il publie Cinderella (Cendrillon) et Little Red Riding Hood(Le petit chaperon Rouge) en 1993, des ouvrages d’apprentissages comme 1,2,3 pour apprendre à compter, A,B,C pour apprendre à lire et Triangle, Square, Circle pour s’initier aux figures géométriques, tout en mettant en scène, à chaque fois, ses chiens. De nombreux autres livres destinés aux enfants suivront dans les années 2000.

Il a également travaillé sur le monde de la Mode, dans William Wegman : Fashion Photographs, en mettant ses chiens dans des postures artistiques et en les habillant avec des vêtements de couturiers célèbres.

Wegman a réalisé de nombreux courts-métrages, plus ou moins minimalistes ou décalées, toujours en mettant en scène Fay Ray, ou ses successeurs : Batty, Chundo, Crooky, Chip, Candy ou Penny. Ses compositions canines lui ont valu une stature internationale et de très nombreuses expositions, du Whitney Museum au musée d’Art moderne, à New York, en passant par le centre Georges-Pompidou. Il est aujourd’hui mondialement connu et continue toujours de travailler et de produire en tant qu’artiste, toujours entouré de ses chiens, dont il ne pourrait plus se séparer.

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