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Le comédien Claude Rich, l’une des figures les plus familières du cinéma et du théâtre français, est décédé jeudi soir, à l’âge de 88 ans, des suites d’une longue maladie à son domicile en région parisienne.

Claude Rich conservait le charme et l’allant d’un tout jeune homme. Sa haute et belle silhouette, déliée, souple et nerveuse, son visage bien architecturé, son regard pétillant, son sourire éclaboussant de générosité, tout traduisait la belle âme d’un artiste profond et sensible qui fut sa vie durant attentif aux autres, fidèle, heureux bâtisseur d’une famille unie et talentueuse. Il s’est éteint jeudi 20 juillet, vaincu par un cancer opiniâtre qui avait récidivé il y a quelque temps, après une première attaque.

Claude Rich était né le 8 février 1929, à Strasbourg où il passa les premières années de sa vie. Il a le chagrin de voir mourir son père, ingénieur, alors à peine âgé de 40 ans. La famille, sa mère et ses trois frères et sœurs, s’installe à Paris, boulevard Saint-Michel.

Il ne sait pas trop ce qu’il veut. Il rêve d’envol: Mermoz, Saint-Ex. Mais sa grande admiration est pour le Père Charles de Foucault. Il est alors un adolescent éperdu d’absolu, très sensible aux choses de l’esprit, mais à la nature, aussi.

Le jeune Claude a eu la révélation du théâtre pendant la guerre. Il passe une année en pension, à Neauphle-le-Vieux, à l’École du Gai Savoir de Michel Bouts, célèbre pédagogue, et dans cette institution ouverte, il découvre l’art dramatique. Encore faut-il oser! Jouer, c’est un peu se cacher, pense-t-il longtemps. Il y a de la timidité en lui. Il passe au débotté le concours d’entrée au Centre du spectacle, est reçu, fréquente le cours Dullin.

Le cinéma ne laisse pas passer ce grand jeune homme et en 1953, il tourne dans Les Grandes manœuvres au côté de Gérard Philipe, Michèle Morgan et la jeune Brigitte Bardot. Lui est…Claude, le fiancé d’Alice, interprétée par Catherine Anouilh.

Entre le cinéma et la télévision, une centaine de films. Sur les planches, plus de cinquante pièces dont celles qu’il écrivit, lui, dans les années 70 et dans lesquelles il joua: Le Zouave, que Jean-Louis Thamin mit en scène en 75, Un habit pour l’hiver, mise en scène de Georges Wilson en 79 et, un peu plus tard, Une chambre sur la Dordogne, mise en scène de Jorge Lavelli, en 1987.

Claude Rich était un aristrocrate du coeur. Il lisait énormément. Il avait une admiration ancienne pour la phrase célinienne. Un homme parfois très sombre, mais qui illuminait par son intelligence et sa sensibilité le quotidien de chacun. Acteur, il ne craignait pas les rites, ne se moquait pas des petites superstitions de «la roulotte». Mais il était aussi un homme de foi. Croyant, certainement, brisé lorsque ses amis disparaissaient, trouvant dans la prière réconfort et lumière, pour lui et pour les autres, surtout.

Et surtout Claude Rich aimait les chiens et aujourd’hui tous les chiens ont une pensée pour lui !

Vidéo : Pour 30 millions d’amis en février 1980 Claude Rich  avec son Dalmatien, Wagner.

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Source : Le Figaro – INA

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