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Pour ou contre couper les oreilles ou la queue d’un chien ? Ce que dit la loi… et vous, qu’en pensez-vous ?

La caudectomie

  • Origines de la caudectomie 

On appelle « caudectomie » ou « anglaisage » le fait de couper la queue d’un chien. Cette pratique est une technique ancienne, à l’origine destinée aux chiens que l’on dit « de travail » ou aux chiens « d’arrêt ». A noter que les chiens de travail sont des chiens élevés pour effectuer différentes tâches et pour assister ou aider l’homme et que les chiens d’arrêt sont des chiens de chasse utilisés pour trouver et marquer « l’arrêt » devant le gibier.

Considérée par beaucoup comme une pratique mutilatoire, la caudectomie est encore malheureusement aujourd’hui utilisée pour des raisons souvent esthétiques.

La raison de cette pratique était à l’origine préventive et utilisée pour des questions de sécurité. On a donc longtemps coupé la queue des chiens, notamment celle des chiens de chasse. En effet, la caudectomie était, pour les chasseurs, un moyen d’éviter à leur(s) compagnon(s) de mauvaises blessures, la queue de ces derniers étant un membre à la cicatrisation compliquée. Susceptible de s’écorcher sur des végétaux épineux, de se couvrir de plaies ou bien même de se casser, la queue était donc coupée afin d’éviter de tels accidents.

  • La loi française concernant la caudectomie

La convention européenne pour la protection des animaux de compagnie

Le 13 novembre 1987, La Convention européenne portant sur la protection des animaux de compagnie est signée à Strasbourg. C’est une convention internationale signée par les États membres du Conseil de l’Europe, visant à améliorer la protection des animaux de compagnie. Cette Convention met en place une « Interdiction des interventions chirurgicales à des fins non curatives sur des animaux de compagnie. ». Cette interdiction figure à l’article 10 de la Convention Européenne pour la protection des animaux de compagnie. Elle est signée par la France le 18 décembre 1996, puis « ratifiée sous la réserve de l’interdiction de la coupe de queue consignée dans l’instrument de ratification déposé le 3 octobre 2003 suite à la loi n°2003-628 du 8 juillet 2003 et au décret n° 2004-416 du 11 mai 2004. ».

La France fait donc malheureusement partie des pays ayant utilisé leur droit de réserve quant à l’alinéa portant sur la caudectomie du 11 mai 2004. Elle n’est donc pas liée par l’interdiction de couper la queue des chiens.

  • Dans quelles conditions se pratique la caudectomie ?

Seul un vétérinaire est autorisé à pratiquer la caudectomie. C’est une intervention chirurgicale à part entière. Elle doit être réalisée au maximum 5 jours après la naissance du chiot, tant que ses tissus nerveux ne sont pas encore complètement développés afin de limiter la douleur. Passé ce délai, il n’est plus possible de faire couper la queue de son chien.

La caudectomie peut être réalisée par « résection chirurgicale » par les vétérinaires, qui est le retrait chirurgical d’une partie d’organe ou d’un tissu pathologique. Une autre méthode appelée « ligature » consiste à placer un élastique maintenu serré à la base de la queue, finissant par empêcher l’irrigation du sang et provoquant la chute de la queue.

La caudectomie peut se pratiquer par exemple pour certains standards de race à respecter, tels que les chiens de Berger ou d’utilité, les Terriers et surtout les chiens d’arrêt. Il faut notamment conserver un certain nombre de vertèbres afin d’obtenir la longueur voulue par le standard.

Certains vétérinaires refusent néanmoins de pratiquer cette opération pour des raisons éthiques.

  • Quelles peuvent être les conséquences sur le chien ?

Outre le côté douloureux de la caudectomie pour le chien, les personnes se positionnant contre cette pratique parlent également de la privation d’un membre très utile de l’anatomie du chien. En effet, la queue se révèle être pour nos compagnons un moyen indispensable de communication. Elle aide le chien à exprimer efficacement ses intentions et ses sentiments et peut lui permettre de se faire comprendre plus facilement.

Elle permet également une harmonie physique parfaite et accompagne les mouvements du corps.

L’otectomie

  • Origines de l’otectomie

On appelle « otectomie », « chondromie auriculaire » ou « otomie », le fait de couper les oreilles d’un chien. Cette pratique fut, au même titre que la caudectomie, très populaire dans le milieu canin. À l’origine, les chiens auxquels les oreilles étaient coupées étaient exclusivement des chiens de garde, de combat ou d’utilité.

Aujourd’hui, l’otectomie est totalement interdite en France.

La raison de cette pratique était à l’origine, comme pour la caudectomie, une question de sécurité pour le chien. Leurs oreilles étant une partie très sensibles de leur corps, elles étaient donc un point faible pour tous les chiens de combat ou pour les chiens de défense. On taillait donc les oreilles dans le but de limiter les risques de blessures et afin de rendre l’animal moins exposé aux attaques.

  • La loi française concernant l’otectomie

La Convention européenne portant sur la protection des animaux de compagnie est signée à Strasbourg le 13 novembre 1987 et vise, nous le rappelons, à améliorer la protection des animaux de compagnie. Ainsi naît en France l’«Interdiction des interventions chirurgicales à des fins non curatives sur des animaux de compagnie ». C’est en 2004 qu’apparaît le décret rendant illégal l’otectomie en France. Plus tard, Le décret n°2008-871 du 28 août 2008 reprend cette interdiction et y déclare qu’est « assorti d’une sanction pénale le fait de vendre des animaux de compagnie ayant subi une intervention chirurgicale en méconnaissance de cette interdiction ».

L’otectomie est donc illégale en France depuis 2004 si elle est réalisée dans un but autre que curatif, autrement dit, si elle n’est pas pratiquée dans le but de guérir une maladie.

  • Dans quelles conditions se pratique l’otectomie ?

L’otectomie est généralement pratiquée sur des oreilles semi-tombantes afin de faire redresser la partie non-coupée. Il s’agit d’une opération chirurgicale, effectuée sous anesthésie, le plus souvent entre le 2ème et 3ème mois après la naissance.

L’otectomie, bien qu’interdite en France, est tout de même tolérée pour raison médicale, si par exemple le chien a été mordu ou blessé à l’oreille et qu’il est nécessaire d’en couper une partie. Ainsi, les interventions chirurgicales réalisées par un vétérinaire dans un but thérapeutique et les stérilisations de convenance restent autorisées.

Les chiens qui auraient subi ce type d’intervention illégale en France sont interdits à la vente et à toute présentation, qu’elle soit de nature commerciale ou autre (exposition canine ou concours par exemple). Le non-respect de cette loi est puni d’une contravention.

  • Pour conclure :

Nous sommes heureux de constater que désormais des lois s’appliquent non seulement en France mais également au sein d’autres pays en Europe afin d’empêcher ces pratiques. Nous pensons en effet que la caudectomie et l’otectomie n’engendrent que des souffrances complètement inutiles pour nos chiens.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Et surtout, merci de partager cet article.

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